21.11.2008, Serris
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Henkel Technologies France et National Starch & Chemical SAS réorganisent leurs activités industrielles
Des raisons distinctes et propres à chacun de ces sites motivent ces projets de réorganisation :
- L’acquisition de la société National Starch le 3 avril 2008 a permis au Groupe Henkel de renforcer sa position sur le marché des colles industrielles. Ce nouvel ensemble industriel, qui comporte 109 sites de production dans le monde et dont le taux d’utilisation est inférieur à 65 %, doit cependant être adapté au marché.
Au cours des 5 dernières années, le marché de l’emballage et du papier s’est déplacé vers l’Europe de l’Est et le Nord de l’Italie et s’oriente vers des technologies nouvelles. Ces changements de fond ont des répercussions directes sur le site Henkel Technologies France de Châlons-en-Champagne. En effet, entre 2005 et 2009, ses volumes ont chuté de 23% et le taux moyen d’utilisation des lignes de production n’est aujourd’hui que de 40%. En outre, sur la même période, les coûts de fabrication ont augmenté de plus de 10 %. - De même, l’intégration de National Starch & Chemical au sein de Henkel Adhesive Technologies impose de repenser l’organisation et les modes de fonctionnement du site de Villefranche-sur-Saône afin de développer des synergies. Pour cela, les laboratoires, les fonctions support et commerciale du site de Villefranche-sur-Saône doivent être réorganisés pour améliorer leur efficacité.
- L’établissement de Cosne-sur-Loire souffre lui des évolutions du marché automobile français. Depuis 2001, les immatriculations de voitures de marque française ont chuté de 21 % au profit des marques étrangères qui représentent désormais 48 % du parc automobile en France. En réaction à cela, les constructeurs français ont pour la plupart choisi de déplacer leurs productions dans les pays émergents où ils enregistrent une plus forte croissance et mis en œuvre de vastes plans de réduction de coûts. Ces changements de fond ont des répercussions directes sur le site de Cosne-sur-Loire qui a vu ses volumes s’effondrer passant de 24 000 tonnes en 2006 à 8 000 tonnes en 2008 et seulement 6 000 tonnes prévues pour l’année 2009. Le volume de production de l’usine serait ainsi divisé par quatre en trois ans.
Dans ce contexte particulièrement défavorable et afin de sauvegarder la compétitivité de l’ensemble de l’entreprise, la direction d’Henkel Technologies France a annoncé à ses partenaires sociaux son intention :
- De fermer l’établissement de Châlons-en-Champagne entraînant la suppression de 60 postes et le transfert de 2 postes ;
- de repenser l’organisation des laboratoires et les fonctions support et commerciale de l’établissement de Villefranche-sur-Saône entraînant la suppression de 12 postes ;
- de fermer l’établissement de Cosne-sur-Loire entraînant la suppression de 166 postes.
- Les éventuelles fermetures des sites de Châlons-en-Champagne et Cosne-sur-Loire conjuguées à baisse de l’activité de l’entreprise vis-à-vis de l’industrie automobile auraient enfin pour conséquence la suppression de 13 postes sur le site de Serris.
Henkel Technologies France prendra le temps nécessaire pour que les procédures d’information-consultation soient menées dans les meilleures conditions possibles et pour trouver, en concertation avec ses partenaires sociaux, des solutions adaptées pour chacun des salariés concernés.
L’entreprise s’attacherait, notamment, à :
- Proposer des postes de reclassement en interne au sein du groupe ;
- Mettre en place une antenne-emploi avec un cabinet spécialisé ;
- Proposer des dispositifs de formation, d’aides à la mobilité, à la création et à la reprise d’entreprises et des congés de reclassement ;
- Favoriser des solutions de reclassement externe.